Partager l'article ! Un G20 agricole pour la sécurité alimentaire: Henri Jibrayel a attiré l'attention de Jean Leonetti Ministre en charge des Affaires ...
Conseiller Général (Canton de Verduron)
Membre de la commission permanente
Délégué aux Sports
Député des Bouches du Rhône
(4e circonscription)
Vice-président du groupe Socialiste
à l'Assemblée Nationale
en charge des Transports
Membre de la commission
des affaires économiques
Vice-président du groupe d'amitié France-Liban
Secrétaire du groupe d'amitié France-Comores
Vice-président de la mission parlementaire de lutte contre les violences faites aux femmes
Henri Jibrayel a attiré l'attention de Jean Leonetti Ministre en charge des Affaires européennes.
Suite à la clôture du G20 agricole, les agriculteurs cherchent dans les déclarations officielles ce qui va changer pour leur avenir. En effet, les ministres de l’agriculture des 20 plus grandes puissances du monde n’ont pas osé faire le bilan des 18 années de libéralisation du commerce des produits agricoles. Les résultats sont pourtant éloquents : ruine des paysans du Nord et du Sud, augmentation très forte du nombre de mal nourris, accélération de l'exode rural et des migrations dans les pays pauvres, et enfin augmentation des transports de produits agricoles et alimentaires entre continents, pour n’en citer que quelques-uns.
Alors qu'il est depuis longtemps identifié que la dérégulation et l’ouverture forcée des frontières aux produits agricoles imposées par l’OMC constituent la cause majeure de la déstabilisation des marchés agricoles et de la ruine des agriculteurs, les points d’accord n’engagent les participants que sur des intentions : ils reconnaissent, soulignent, invitent, encouragent, incitent, saluent… mais ne changent en rien leur comportement ni leur politique agricole. Les « décisions » de lancer le système d’information sur les marchés agricoles, d’un suivi satellitaire de l’agriculture mondiale ou encore de mettre en place un « Forum de réaction rapide » ne traitent pas le symptôme le plus scandaleux de la dérégulation : celui de l’insécurité alimentaire qui fait disparaître chaque jour, par la faim, 25.000 êtres humains dont une bonne partie sont des paysans.
La notion de souveraineté alimentaire devrait être le premier droit à établir pour chaque pays. Or, il n’est même pas évoqué dans le texte pourtant volumineux qui contient par contre des références élogieuses à l’OMC.
Finalement, la seule avancée du G20 en 2011 est d’avoir parlé d’agriculture et d’alimentation. Mais au lieu de laisser entendre que des déclarations d’intentions vont solutionner les problèmes, les 20 devraient envisager puis reconnaître que la seule solution pour nourrir correctement les peuples est de les laisser organiser et protéger leur propre agriculture comme ils l’entendent.
Par conséquent, Henri Jibrayel demande au Ministre, si le Gouvernement entend
agir sur l'Union Européenne pour revoir entièrement ses propositions pour la PAC 2013 (Politique Agricole Commune), afin d’organiser correctement ses productions agricoles et ses marchés au
bénéfice de ses consommateurs et de ses agriculteurs, ceci sans nuire aux pays tiers ?